DUPUYTREN (Guillaume, baron) Chirurgien (1777-1835)

Lot 21
2 000 - 2 500 €
Résultat: 2 540 €

DUPUYTREN (Guillaume, baron) Chirurgien (1777-1835)

Testament.
Manuscrit autographe.
Paris, Octobre 1834 - janvier 1835. Version manuscrite autographe, corrigée, annotée. Elle comporte quatre moments d'écriture: le 9 octobre et 21 octobre 1834, le 10 janvier 1835 et, un court ajout le 11 janvier 1835.
Version de travail qui servit à la mise au propre réalisée le 10 février 1835 en présence du notaire, Maître
Aumont Thiéville (Archives sous la cote ET/X/1085, voir à ce sujet l'appendice de Barsky dans son Guillaume
Dupuytren, 1984, p.258-263).
Il commence par instituer comme légataires universels sa fille Adeline, son mari le comte de Beaumont et leurs enfants. Puis il se tourne vers ce qu'il appelle les «devoirs de société»: «Je lègue [...] deux cent mille francs à la faculté de médecine de Paris pour servir à l'institution d'une chaire d'anatomie pathologie interne et externe dont les bases fondamentales seront toujours fixées par la faculté elle-même». «Je lègue à M.
Baptiste Pigné ma bibliothèque médico-chirurgicale, ainsi que soixante registres d'observations manuscrites mais sous la condition qu'il en extraira d'ici à cinq ou six ans cinq ou six volumes d'observations principales.
Je voudrais pouvoir léguer à M. Marx qui m'a toujours donné tant de preuves d'intelligence et de dévouement réel d'autres preuves de ma reconnaissance que mes instruments de chirurgie de tout genre avec la prière de publier ceux d'entre eux qui sont inédits et de faire voir ce qu'ils pourraient produire de bine entre des mains intelligentes et exercées comme les siennes. Je ne saurais offrir à M. de Rotschild quelque chose qui pût le flatter si ce n'est peut-être une preuve de confiance. En conséquence je le délègue mon exécuteur testamentaire»... Il termine en instituant une rente viagère en faveur de son serviteur, puis, le 10 janvier suivant, il reprend la plume: «Je lègue à mon neveu J.B. Pigné tous les livres de mes bibliothèques de Paris et de Courbevoie qui ont trait à la médecine, comme aussi la moitié de mes registres d'observation & sous la condition qu'il publiera un choix de ces observations. Je lègue à M. Marx en reconnaissance de la coopération de tous mes travaux depuis plus de 15 ans & de son dévouement constant tous les instruments de chirurgie que je possède & l'autre moitié de mes registres & observations avec prière d'en faire un choix & la publication; je lègue à M.M. Sanson aîné & Bégin le soin de terminer & de publier un ouvrage déjà en partie imprimé sur la taille de Celse & d'y ajouter la description d'un moyen nouveau d'arrêter les hemorragies. Enfin je prie M. Tixier ex-interne des hôpitaux [...] de publier un travail sur les dessins & les pièces conservés dans le musée de l'Hôtel-Dieu. Je désire que ces M.M. s'entendent pour donner plus de prix à leurs publications»...
Ultime disposition, prise le lendemain 11 janvier: «Je lègue mon corps à M.M. Broussais & Cruveilher pour qu'ils en fassent l'ouverture s'ils la jugent utile»...
Le testament de Dupuytren est particulièrement important dans l'histoire de la médecine française, en raison de la place fondamentale de Dupuytren dans le développement de la chirurgie et de l'anatomie pathologique pour la première moitié du XIXe siècle, puisque ce document est l'acte de création d'une chaire d'anatomie pathologique à la faculté de Paris, qu'il nous renseigne sur le devenir des manuscrits, des instruments de médecine et de la très riche bibliothèque de médecine française
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