Coupe pidigei ou boegei à l'effigie d'un…

Lot 63
60 000 - 90 000 €

Coupe pidigei ou boegei à l'effigie d'un…

Coupe pidigei ou boegei à l'effigie d'un chien, Iles de l'Amirauté, Papouasie Nouvelle-Guinée
Bois dur à patine brun-rouge brillante, traces de chaux
H. 25 cm - l. 23 cm - L. 104,5 cm
Admiralty Islands dog effigy bowl, Papua New Guinea
H. 9,8 in - W. 9 in - L. 41 in Provenance(s):
- Collection Chandon de Briailles, Paris
- Collection Jerry Solomon, Los Angeles
- Lance Entwistle, Londres
- Collection privée américaine
La variété et l'élégance des coupes des Iles de l'Amirauté occupent une place singulière dans l'art océanien. Si l'on connait un certain nombre d'exemplaires aux poignées tout en courbes et arabesques, évocation d'un canoë, d'autres, ornées de figures humaines stylisées, parmi celles zoomorphes, représentant un oiseau ou une tortue notamment, plus rares, sont les coupes sculptées d'un chien.
Ici, le bol profond à l'ouverture ovale fait office de corps et repose sur quatre pattes naturalistes, tête et queue formant prise. La gueule de l'animal, menaçante, est ouverte, regard en alerte, oreilles dressées. La patine chaude, ambrée, est le résultat du passage de l'huile de parinarium mêlée à de la terre rouge, mélange assurant l'étanchéité de la coupe, mais répondant également à l'esthétique locale. La chaux souligne encore les dents et à certains endroits les détails de la frise ornementale bordant le réceptacle. Les dimensions sont ici frappantes, et renforcent la majesté de la coupe.
Sous l'objet, un numéro peint en blanc 24806, et une ancienne étiquette partiellement lisible: « Collection Chandon de Briailles, 5 »
L'absence de documentation précise ne permet que d'imaginer que ces coupes peu maniables étaient probablement réservées à des festivités exceptionnelles. Seul Richard Parkinson les décrit lors de son voyage comme notamment des réceptacles à huile de coco, omniprésente dans les préparations locales.
Les quelques pièces de même type sont essentiellement conservées dans des collections publiques.
On citera celle du Linden Museum de Stuttgart, anciennement collection Mencke (inv. n° 9531) mesurant 58 cm de long. Une autre, reproduite dans l'ouvrage d'Anthony Meyer appartenant aux collections du British Museum (MM.550, Christy Collection), présente le même décor de frise, mais une queue recourbée, et une tête moins naturaliste. D'un type très proche de notre exemplaire, dans la forme comme dans les détails du décor, notons enfin celle de la collection privée Fuller (Cf. Roland W. Force et Maryanne Force, 1971, page 286).
Rare, séduisante par ses proportions autant que par sa matière.
Bibliographie(s):
- Admiralty Islands - Art from the South Seas, page 142, fig. 52, pour une coupe conservée au Linden-Museum de Stuttgart, inv. n° 9531, collection Mencke (L. 58 cm; l. 16 cm; h. 12 cm)
- Anthony Meyer, Art Océanien, Editions Könemann, Cologne, 1995, page 337, fig. 368
- Dr. Hans Nevermann, Admiralitäts-Inseln, Editions Friederichsen, de Gruyter and Co, Hambourg, 1934, page 208, fig. 124
- Richard Parkinson, Thirty Years in the South Seas, Editions Crawford House Publishing, Oceania Publications, University of Sidney, 1999, page 155, fig. 64
- Sylvia Ohnemus, Zur Kultur der Admiralitäts-Insulaner in Melanesien. Die Sammlung Alfred Bühler im Museum für Völkerkunde Basel, Basel, 1996, p. 211.

ADMIRALTY ISLANDS DOG EFFIGY BOWL, PAPUA NEW GUINEA H. 9,8 in - W. 9 in - L. 41 in The variety and elegance of carvings from the Admiralty
Islands occupy a singular place in Oceanic art. There may be several examples with curvy and curly wrists reminiscent of a canoe but others feature stylised human figures and animals such as a bird or turtle. Carvings of dogs are rarer.
Here, the deep diamond-shaped bowl forms the body and stands on four naturalistic paws, head and tail. The threatening mouth is open, the eyes alert and the ears are up. The warm, amber patina is caused by it being treated in parinarium oil mixed with red clay to make the carving water-resistant and in keeping with local aesthetics. The whitewash still highlights the teeth and certain details of the ornamental frieze edging the receptacle. The size is impressive and heightens the majesty of the piece.
24806 is painted in white and there's an old partially legible label are under the item: "Collection Chandon de Briailles, 5.”
The lack of detailed documentation leads us to assume these hard-to-handle carvings were probably used for one-off celebrations. Richard Parkinson alone describes them as coconut oil receptacles that he saw everywhere during local preparations on his journey.
The few existing similar pieces are mainly in public collections.
There's a 58cm long one at the Linden Museum in Stuttgart, formerly in the Mencke collection (inv. n° 9531). Another, depicted in Anthony Meyer's publication and owned by the British Museum (MM.550, Christy Collection), has the same frieze design but the tail is curved and the head is less naturalistic. There's one very similar to our example in both form and design in the Fuller private collection (Cf. Roland W. Force and Maryanne Force, 1971, page 286).
Rare, appealing in both proportion and material.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue