École FRANÇAISE de la fin du XVIIIe siècle

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École FRANÇAISE de la fin du XVIIIe siècle

Les noces aldobrandines
Gouache, papier marouflé sur toile
85 x 270 cm
Ce tableau est une reprise de la célèbre fresque exposée dans la salle dite Aldobrandine du Vatican.
Datant de l'époque d'Auguste (1er siècle avant Jésus Christ), Les noces aldobrandines sont le seul tableau romain qui soit parvenu jusqu'à nous. Cette fresque a été découverte à Rome vers 1604 - 1605 sur l'Esquilin, dans le périmètre sans doute occupé aujourd'hui par la place Vittorio Emanuele.
L'œuvre doit son nom à la famille qui en fut propriétaire. Jean Aldobrandini, son découvreur, la légua ensuite au cardinal Pietro Aldobrandini, neveu du Pape Clément VIII. Le Cardinal la conserva dans le célèbre palais Aldobrandini qu'il fit construire à Rome au début du XVIIe siècle, parmi sa collection d'antiques, de toiles de Véronèse et de Titien. Les noces aldobrandines y demeurèrent jusqu'en 1818, date à laquelle elles furent cédées au Pape Pie VII. Depuis lors, la fresque est exposée au Vatican, dans la salle qui lui doit son nom, et qui fut décorée, en son temps, par Guido Reni.
Comme souvent, l'art romain reprend un thème grec. La mythologie est appliquée à la représentation d'un mariage ordinaire, mêlant idéal et réel. Par sa technique et son iconographie, Les noces aldobrandines renvoient aux fresques de la Villa des Mystères. Certains ont cru y voir Thétis et Pelée, Alexandre et Roxane, ou bien un sujet tiré du théâtre d'Euripide. Il s'agit plus vraisemblablement d'une évocation du mariage que l'on peut mettre en correspondance avec le 61e poème de Catulle, développant un thème similaire, le 1er siècle avant Jésus Christ étant l'âge d'or de la poésie latine.
Les noces aldobrandines, d'une dimension de 90 x 240 cm, ne sont en fait qu'un fragment d'une fresque beaucoup plus vaste. Le thème des noces est abordé en une succession d'images reprenant les différentes phases du cérémonial: Vénus apaise les craintes de la mariée assise, une femme verse les parfums rituels, un homme (Dionysos ou le marié ?) attend.
Il existe plusieurs reprises de cet unique tableau romain qui, de tout temps, devait susciter l'admiration des peintres. Ainsi, une toile, conservée aujourd'hui à la Galerie Doria Pamphili de Rome, fut longtemps attribuée à Poussin.
Provenance
Vente anonyme, Cheverny, (Me Rouillac), 10 juin 2007, n°75, reproduit.
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