BOL À COUVERCLE DÉCORÉ D'UNE FORMULE DÉDICATOIRE…

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BOL À COUVERCLE DÉCORÉ D'UNE FORMULE DÉDICATOIRE…

BOL À COUVERCLE DÉCORÉ D'UNE FORMULE DÉDICATOIRE
Culture Maya, nord-est du Petén, Guatemala Classique récent, 600-900 ap. J.-C.
Céramique à engobe brun orangé et décor polychrome
H. 15 cm - D. 16,3 cm - D. (couvercle) 17,6 cm
Maya polychrome lidded bowl with glyph bands, buffware with polychrome paints, Petén, Guatemala H. 5 7/8 in - D. 6 4/9 in - D(cover) 6 8/9 in

Provenance:
Acquis par l'actuel propriétaire dans les années 1980
Andy and Von
Long, Denver. Actif des années 1960 aux années 1980
Publication:
Kerr, Justin, Maya Vase Database, mayavase.com, n° K8955, ajout du 18 juillet 2006.
Ce haut bol muni d'un couvercle à anse annulaire n'a pour toute décoration que deux élégantes inscriptions, totalisant 27 glyphes majoritairement céphalomorphes. Selon un modèle qui n'était pas exceptionnel dans le nord-est du Petén au début de l'époque classique récente, l'une, qui compte 12 glyphes disposés comme un anneau autour du couvercle, fait écho à l'autre, qui juste au-dessous compte 15?glyphes faisant telle une frise le tour du bol près de son ouverture. Le texte qu'elles composent est en effet une même formule dédicatoire notifiant que cet objet fut destiné à la cour du 22e roi de Tikal, qui a régné dans les dernières années du VIe siècle et au début du VIIe siècle.
Cette habitude qu'avaient les membres de l'élite dirigeante d'ainsi marquer de façon ostentatoire leur vaisselle d'apparat était largement répandue chez les Mayas de l'époque classique. Les exemplaires découverts en contexte archéologique dans des tombes, portant parfois le nom de personnages qui ne furent assurément pas ceux qui les placèrent dans leur trousseau funéraire, montrent que ces céramiques de prestige -dans lesquelles la minorité des privilégiés de la société consommait les meilleurs mets et boissons au cours de fastueux "banquets d'État"- étaient volontiers offertes aux convives afin d'établir des alliances inter-dynastiques; à la même période où fut réalisé cet objet et dans le même royaume, une femme avait par exemple fait placer dans sa sépulture un bol au nom du souverain Aj Wosal de la cité voisine de Naranjo. Les témoignages de certains chroniqueurs espagnols des débuts de l'époque coloniale, telle la fameuse Relación de las cosas de Yucatán du moine franciscain Diego de Landa (1566), attestent que de tels échanges étaient encore une pratique répandue en pays maya au XVIe siècle.
JMH
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