Ɵ Pédale d'échasse tapuva'e, Archipel des…

Lot 57
25 000 - 35 000 €
Laisser un ordre d'achat
Votre montant
 €
Enchérir par téléphone
Enchérir par téléphone

Ɵ Pédale d'échasse tapuva'e, Archipel des…

Ɵ Pédale d'échasse tapuva'e, Archipel des Iles Marquises
Bois
H. 35 cm

Provenance:
- Collection Georges de Miré Collection, Paris
- Collection George Ortiz, Genève
- Collection Jean-Claude Bellier, Paris
- Collection privée

Publication:
- Catalogue de la vente Georges de Miré, Drouot, 7 mai 1931, lot 151 (non reproduit)
- Catalogue de la vente George Ortiz, Sotheby's Parke Bernet, Londres, 29 juin 1978, n°217

Bibliographie:
- Allen Wardwell, Island Ancestors: Oceanic Art from the Masco Collection, The Detroit Institute of Arts, Washington University Press, Seattle, 1994, p. 230
- Anthony J.P.Meyer, Oceanic Art, Könemann Verlagsgesellschaft, Cologne, 1995, vol. 2, p. 497

Comme l'écrit Christine Valluet dans son ouvrage Regards Visionnaires à propos de Georges de Miré (1890-1965): Il ‘restera certainement dans les mémoires comme l'un des plus talentueux et des plus précoces découvreurs des arts primitifs au XXe siècle. Il n'est âgé que d'une vingtaine d'années tout au plus à ses débuts.'
Lors de l'exposition à la Galerie Pigalle en 1930 on ne compte pas moins de 41 oeuvres d'Afrique et d'Océanie dont il est prêteur. La vente de sa collection a lieu un an plus tard, le 7 mai 1931.
Ce n'est pas un hasard si cette très belle pédale d'échasse rentre
-d'abord dans la collection George Ortiz célèbre collectionneur d'archéologie mais aussi d'Océanie, et fin connaisseur de l'art de la Polynésie.
Il revend une partie importante de sa collection ‘Primitive Works of Art' à Londres en 1978.
-puis dans celle de Jean-Claude Bellier, galeriste de peinture impressionniste, et fin collectionneur d'art tribal parmi lesquels plusieurs objets de la vente de Miré.
Cette pédale d'échasse représente un tiki masculin d'un superbe volume sculpté en ronde bosse. La finesse de la sculpture de la tête, classique par ailleurs, et la rigueur des scarifications sur tout le corps demandent aux sculpteurs une grande maîtrise. Le caractère exceptionnel de l'objet vient du tiki qui repose sur une tête. Une très belle patine brun foncé sur un bois très dur, recouvre le tiki et l'étrier de l'échasse.
On sait que ces étriers tapuva'e fixés à de longues échasses dansaient durant les cérémonies funéraires ou celles destinées à honorer un chef de village.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue